Le lancement du crédit renouvelable à la Banque Postale créé la polémique

La Banque Postale lance un crédit renouvelable qui fait débat

Le crédit renouvelable, ou crédit revolving bien que ce terme ne soit plus autorisé par la loi Lagarde, est un principe qui crée la polémique, surtout depuis que la Banque Postale s’est décidée cette année à rentrer encore plus dans le marché du crédit en proposant sa propre formule. C’est la Banque Postale Financement, ciblant les crédits à la consommation, qui s’occupe de la gestion de cette offre par les canaux à distance.

Le principe du crédit renouvelable

Ce type de crédit consiste en une réserve dans laquelle on peut puiser à tout moment, avec des taux d’intérêts plus élevés que pour d’autres types de crédits. Cette forme connaît un manque de popularité depuis plusieurs années en France et fut décriée par le gouvernement. Ainsi même si la Banque Postale souhaite la remettre sur devant de la scène, cela reste dans le cadre d’une relative discrétion. En effet cette forme de crédit porte à débat, et ne plaît pas aux syndicats alors que la banque doit refléter le service public.

La polémique du crédit renouvelable

Cette forme de crédit est en effet réputée pour pousser les ménages au surendettement, en proposant des grosses réserves d’argent alors que les taux sont très élevés. Pourtant la banque Postale souhaite utiliser cette offre en toute légalité, en cherchant à montrer que d’autres formes de crédits sont possibles, en promouvant le crédit renouvelable comme un palliatif en cas de problèmes, et en permettant la désactivation de la réserve à tout moment.
Cependant ce palliatif attractif au premier abord peut vite devenir un cercle vicieux, entraînant les clients dans l’endettement. Le crédit revolving devient alors dans le langage le « crédit révolver » pour les dangers potentiellement encourus.